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La réforme de la réglementation des centres de vacances et de loisirs a commencé avec la loi du 17 juillet 2001. Plusieurs décrets d'application sont sortis fin avril, début mai 2002, complétés en 2003 par des arrêtés.
Les objectifs de la réforme
Conforter le fondement juridique des textes par une consécration
légale ;
Actualiser et harmoniser les régimes ;
Renforcer la dimension éducative des CVL en légalisant le
projet éducatif et positionner les DDJS dans l’accompagnement
des projets des organisateurs ;
Professionnaliser à
terme des directeurs intervenant dans des accueils permanents à
partir d'une certaine durée et d'un certain effectif ;
Prendre en compte la demande de sécurité de plus en plus
forte des familles ;
Tenir compte de l'évolution des modes d'accueil avec en particulier
la prise en considération des spécificités de l'accueil
périscolaire.
Les dispositions principales de la réforme :
l'obligation
d'un projet éducatif
Le projet éducatif
était obligatoire uniquement pour les CLSH. Il le devient pour
tous les centres de vacances. Il est de la responsabilité de l'organisateur.
A noter qu'il doit prendre en compte explicitement l'hébergement
d'enfants ou de jeunes handicapés le cas échéant.
Seules les garderies périscolaires ne sont pas tenues d’élaborer
un projet éducatif.
Le projet éducatif doit être décliné par le
directeur dans un document à caractère pédagogique.
Le " projet pédagogique " doit comprendre notamment :
La nature des activités
proposées
Pour les activités
physiques et sportives, les conditions dans lesquelles elles sont mises
en œuvre.
La répartition
des temps d'activités et de repos
Les modalités de
participation des mineurs,
Le cas échéant,
les mesures pour les personnes handicapées
le fonctionnement de l'équipe
les modalités d'évaluation
les caractéristiques
des locaux et des espaces utilisés
Le
projet éducatif et le projet pédagogique sont à transmettre
aux parents.
Le projet éducatif est également à transmettre aux
DDJS lors de la première déclaration. Le projet pédagogique
est communiqué aux agents de la DDJS à leur demande.
L'obligation d'assurance
L'obligation d'assurance en responsabilité civile pour les organisateurs et les exploitants des locaux est instituée par la loi.
Au moment de la déclaration de l’accueil, l’organisateur doit fournir le numéro de son contrat d’assurance et le nom de la compagnie.
Il
doit également fournir l’attestation justificative de l’assurance
à la demande de toute personne garantie par le contrat.
Cette attestation doit comporter les mentions suivantes :
la référence
aux dispositions légales et réglementaires
la raison sociale de la
ou des entreprises d'assurances concernées
le numéro du contrat
d'assurance souscrit ;
la période de validité
du contrat ;
le nom et l'adresse du
souscripteur ;
l'étendue et le
montant des garanties ;
la nature des activités
couvertes.
Les organisateurs doivent aussi informer les parents de l’intérêt de souscrire une assurance individuelle.
Contrôle des CVL et assermentation
Les fonctionnaires assermentés et habilités du ministère de la jeunesse et des sports pourront rechercher et constater par procès-verbal les infractions décrites dans les pages finales .
sont
sanctionnés pénalement
le fait de ne pas souscrire de déclaration
le défaut de déclaration de tout changement aux conditions
d’accueil des mineurs
le fait de ne pas souscrire aux garanties d'assurance
le fait de s'opposer au contrôle des agents du ministère
de la jeunesse et des sports.
le fait de ne pas exécuter les décisions préfectorales
suivantes : opposition à ouverture , mesures d’interdiction
d’exercice, injonction, fermeture d’un centre de vacances
ou de loisirs.
le fait d'exercer des fonctions à quelque titre que ce soit en
vue de l'accueil de mineurs, ou d'exploiter les locaux accueillant ces
mineurs malgré les incapacités pénales prévues
.
Modification
des définitions
Distinction entre trois types de structures :
Les
centres de vacances
Constituent
un centre de vacances les accueils collectifs de mineurs avec hébergement
pendant les périodes de vacances d’au moins 12 mineurs pour
plus de 5 nuits consécutives .
Conséquence
:
Il n’y a pas de changement des seuils mais il n’est plus possible
comme auparavant de déclarer les accueils en dessous des seuils.
Par ailleurs, l’âge minimum des mineurs pouvant être
accueillis n’est plus 4 ans, mais, comme en CLSH , celui de la scolarisation.
Les
placements de vacances
Constituent
un placement de vacances les accueils de moins de 12 mineurs avec hébergement
dans une ou plusieurs familles organisés par une personne physique
ou morale pendant les périodes de vacances pour une durée
supérieure à 5 nuits consécutives.
Conséquence
:
Les placements correspondent à deux cas de figure :
soit la famille accueille
directement les mineurs et fait elle-même la déclaration
; il s’agit de la situation « placement de vacances »,
soit un organisme intermédiaire
place les mineurs dans des familles. Cela correspond à la situation
de « centre de placement de vacances » ; il revient à
l’organisme de procéder à la déclaration.
Les
centres de loisirs
Constituent
un centre de loisirs les accueils collectifs sans hébergement d'au
moins 8 mineurs et d’au plus 300 mineurs, en dehors d’une
famille, pendant au moins 15 jours au cours d'une même année.
Conséquence
:
Par nature, les centres de loisirs se caractérisent par une continuité
de fonctionnement, par un projet d’animation et par une fréquentation
régulière des mineurs.
Pour le calcul des 15 jours mentionnés ci-dessus il convient de considérer que toute journée commencée équivaut à un jour d’ouverture.
Un certain nombre d’accueils, tout en réunissant ces conditions de seuils, n’entrent toutefois pas dans le champ d’application de la loi en raison de la nature des activités qui sont proposées aux mineurs.
Il
en est ainsi :
des études surveillées
qui se déroulent après le temps scolaire ;
de la pause méridienne
pendant la journée scolaire ;
des périodes qui
précèdent et suivent la classe lorsqu’il s’agit
uniquement d’un temps de surveillance sans organisation d’activité
;
de l’enseignement
d’une discipline (ex. danse, musique, dessin, théâtre,
activité physique ou sportive pratiquée en club, etc…)
;
de la simple mise à
disposition de locaux et de matériel pour des jeunes dès
lors qu’il n’y a ni surveillance, ni animation ;
des garderies du type de
celles organisées par les centres commerciaux qui assurent une
surveillance très occasionnelle de mineurs pendant un temps très
court sans véritable activité d’animation.
En dehors de ces cas particuliers, la déclaration de centre de loisirs devient obligatoire. (sous peine de sanctions pénales)
Les locaux
Les dispositions relatives à la déclaration de première ouverture n’ayant pas été reprises dans la loi du 17 juillet 2001, la procédure antérieure n’est plus applicable en l’état. La preuve de la conformité des locaux doit dès lors être apportée par l’organisateur de l’accueil lors de la déclaration.
Deux cas de figure se présentent :
Lorsque la visite de la commission relative à la sécurité contre l’incendie et les risques de panique dans les établissements recevant du public est exigée par la réglementation, il est demandé à l’organisateur de fournir une copie du procès-verbal de la dernière visite de la commission de sécurité compétente
Lorsque
cette visite n’est pas obligatoire, principalement pour les petits
établissements (Type R, 5ème catégorie), les organisateurs
fourniront une déclaration sur l’honneur que les bâtiments
accueillant les mineurs sont conformes aux exigences de cette même
réglementation.
Dans tous les cas, les organisateurs devront se rapprocher des mairies
pour disposer d’informations précises.
Par
ailleurs, le récépissé de déclaration délivré
par les services vétérinaires en matière de restauration
collective devra être joint à la déclaration dès
lors qu’un restaurant est ouvert dans la structure.
Enfin, les bâtiments devront être conformes aux règles
générales en matière d’hygiène et de
sécurité selon les règlements sanitaires départementaux.
Qualification des directeurs
Il n’est plus possible de diriger un CLSH avec uniquement le BAFA.
Pour
exercer une fonction de direction de centre de vacances ou de centre de
loisirs, il faut :
soit
être directeur stagiaire
soit être titulaire du BAFD ;
soit justifier d'une ou plusieurs expériences d'animation de mineurs
dont une au moins en CVL d'une durée totale de 28 jours dans les
5 ans qui précèdent et être titulaire d’un des
diplômes ou titres suivant :
(figurent en gras les diplômes déjà valables dans
l’ancienne réglementation)
Diplôme d’Etat
de directeur de projet d’animation et de développement (DEDPAD)
;
Diplôme d’Etat
relatif aux fonctions d’animation (DEFA) ;
Diplôme d’Etat
de conseiller d’éducation populaire (DECEP) ;
Certificat d’aptitude
à la promotion des activités socio-éducatives et
à l’exercice des professions socio-éducatives (CAPASE)
;
Brevet d’Etat d’animateur
technicien de l’éducation populaire et de la jeunesse (BEATEP),
spécialité activités sociales-vie locale ;
Brevet professionnel de
la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport comprenant
une unité capitalisable complémentaire concernant la direction
des centres de vacances et de loisirs ;
Brevet professionnel de
la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport, spécialité
loisirs tous publics ;
Brevet d’Etat d’éducateur
sportif (BEES) deuxième et troisième degré ;
Brevet d’Etat d’éducateur
sportif option animation des activités physiques pour tous (BEESAPT)
;
Diplôme universitaire
de technologie (DUT), spécialité carrières sociales,
option animation sociale et socioculturelle ;
Diplôme d’études
universitaires scientifiques et techniques (DEUST) animation ;
Diplôme d’Etat
d’éducateur de jeunes enfants ;
Diplôme d’Etat
d’éducateur spécialisé ;
Diplôme d’éducateur
de la protection judiciaire de la jeunesse ;
Moniteur chef interarmées
d’entraînement physique et sportif ;
Certificat technique branche
entraînement physique et sportif ;
Diplôme professionnel
de professeur des écoles ;
Certificats d’aptitude
pédagogique d’instituteur ;
Certificats d’aptitude
au professorat ;
Attestation du suivi avec
succès de la formation préalable à la titularisation
en qualité de conseiller d’éducation populaire et
de jeunesse ou de professeur de sport.
De plus, le BAFD seul sera insuffisant pour les CLSH accueillant plus
de 80 mineurs pendant plus de 80 jours. Il faudra être titulaire
d’un diplôme figurant au répertoire national des certifications
professionnelles .
Dans
les centres de vacances de plus de 100 enfants :
obligation d'un adjoint au directeur par tranche de 50 enfants
La déclaration
L’ensemble des accueils, que ce soit en centre de vacances, en centre de loisirs sans hébergement ou en placement de vacances relève désormais d’un régime de déclaration harmonisé.
Principes
:
dépôt de la déclaration par l’organisateur au
moins deux mois avant le début de l’accueil auprès
de la direction départementale de la jeunesse et des sports du
lieu du siège social ; la périodicité de la déclaration
pour les centres de loisirs est celle de l’année scolaire,
délivrance d’un récépissé par la direction
départementale de la jeunesse et des sports , récépissé
valant autorisation d’organisation de l’accueil.
pour les centres de vacances et les centres de loisirs, transmission par
les organisateurs d’un complément d’information au
plus tard 8 jours avant le début du séjour (pour les centres
de vacances) ou des périodes d’accueil (pour les centres
de loisirs) . Ce document remplace la fiche de séjour
Modification des taux d'encadrement
Centres
de vacances et Centres de loisirs : 1 animateur pour 8 enfants de moins
de 6 ans, 1 animateur pour 12 enfants à partir de 6 ans. (harmonisation)
Accueil périscolaire : 1 animateur pour 10 enfants de moins de
6 ans, 1 animateur pour 14 enfants à partir de 6 ans
Au
moins 50% des animateurs doivent :
Soit être titulaires du BAFA. Attention : les stagiaires ne comptent
plus comme équivalent aux diplômés
Soit être
titulaires d’un titre ou diplôme admis en équivalence
du BAFA : brevet d’Etat d’éducateur sportif (BEES)
1er degré ;
brevet
professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et
du sport (BPJEPS) ;
brevet
d’Etat d’animateur technicien de l’éducation
populaire et de la jeunesse (BEATEP) ;
brevet
d’aptitude professionnelle d’assistant animateur technicien
(BAPAAT), option loisirs du jeune et de l’enfant ;
certificat
de qualification professionnelle 1er degré de l’animation
;
diplôme
universitaire de technologie (DUT), spécialité carrières
sociales ;
certificat
d’aptitude aux fonctions de moniteur-éducateur (CAFME) ;
moniteur
interarmées d’entraînement physique et sportif
certificat
d’aptitude professionnelle (CAP) petite enfance
diplôme
d’études universitaires générales (DEUG) STAPS.
20% des animateurs au maximum peuvent être sans qualification.
Dans les Centres de loisirs accueillant moins de 80 mineurs pour une durée
de moins de 80 jours, le directeur est prévu dans l'effectif.
Hygiène et sécurité
La
fiche sanitaire de liaison
(sur le site wwww.service-public.fr – rubrique formulaire en ligne…)
Elle
est remplie par le représentant légal et est fournie pour
l'accueil de mineurs en centres de vacances, en centre de loisirs sans
hébergement ou en placement de vacances. Le directeur s’assure
de la confidentialité des informations médicales. La production
d'un certificat médical pour les activités physiques à
risque est obligatoire.
Si l'enfant suit un traitement médical, l'ordonnance médicale
et les médicaments dans leur emballage d'origine doivent être
marqués au nom de l'enfant avec la notice jointe.
Le
suivi sanitaire :
Il
est assuré par un des membres de l'équipe de l'encadrement,
placé sous l’autorité du directeur de l’accueil.
Pour les centres de vacances, cette personne doit être titulaire
de l'AFPS
Les centres, sauf ceux organisant des loisirs itinérants, doivent
disposer d’un lieu permettant d’isoler les malades.
Personnels
Les
personnes qui participent aux accueils en centres de vacances ou
centres de loisirs doivent produire, avant leur entrée en fonction,
un document attestant qu'elles ont satisfait aux obligations légales
en matière de vaccination.
L’organisation
de la communication :
L'organisateur
d'un centre met à la disposition du directeur et de son équipe
:
des moyens
de communication permettant d'alerter rapidement les secours,
la liste
des personnes et organismes susceptibles d'intervenir en cas d'urgence.
Les personnes organisant l’accueil ou leur représentant sont tenues d’informer sans délai le préfet du département du lieu d’accueil de tout accident grave ainsi que de toute situation présentant ou ayant présenté des risques pour la santé physique ou morale des mineurs. Elles informent également sans délai de tout accident ou maladie les représentants légaux du mineur concerné.
Centres accueillant des enfants de moins de 6 ans
La première ouverture
L’organisateur d’un centre de vacances ou de loisirs accueillant
des enfants de moins de 6 ans adresse une demande d’autorisation
à la DDJS lors de la 1ère ouverture du centre.
La DDJS demande l’avis du médecin de PMI sur les conditions
matérielles de cet accueil.
La DDJS délivre l’autorisation ou la refuse. Le silence gardé
pendant plus de 3 mois sur cette demande vaut décision de rejet.
La déclaration
Comme pour les autres accueils en centre de vacances ou de loisirs, l’organisateur du centre autorisé dépose une déclaration auprès de la DDJS au moins deux mois avant le début de l’accueil. (voir fiche « la déclaration").
Les accueils périscolaires
Les
personnes qui organisent un accueil des enfants scolarisés limité
aux heures qui précèdent ou suivent la classe :
ne sont pas tenues d’élaborer un projet éducatif
ne
sont pas tenues de se déclarer
ont des taux d’encadrement différents :
un animateur pour 14 enfants (à partir de 6 ans)
un animateur pour 10 enfants (moins de 6 ans)
Néanmoins, elles doivent se conformer aux mêmes obligations que les centres de loisirs en termes de qualification.
Seul l’accueil périscolaire limité à un temps de surveillance sans organisation d’activité n’est soumis à aucune obligation de qualification ni d’encadrement.
Les mini-camps
Il
n’est plus possible comme auparavant de déclarer les séjours
en dessous des seuils (plus de 5 nuits et 12 mineurs pour les centres
de vacances).
Il est donc demandé que les accueils d’une durée de
moins de six nuits soient prévus dans les projets éducatif
et pédagogique respectivement de l’organisateur et du directeur
des centres de loisirs.
Par
ailleurs, il est recommandé :
que le directeur désigne un responsable du mini-séjour,
que les conditions d’encadrement correspondent à celles du
centre de loisirs, et qu’au moins deux encadrants soient en présence
des mineurs même si l’effectif est réduit,
que les conditions matérielles soient adaptées à
ce type d’accueil court dans la durée (éviter les
distances trop lointaines),
que les moyens d’intervention et de communication soient opérationnels,
que les parents soient clairement informés des conditions de déroulement
de l’accueil. Une attestation au moment de l’inscription signée
des parents et précisant qu’ils ont pris connaissance des
modalités d’organisation du mini-camp sera de nature à
limiter les risques juridiques pris par l’organisateur de telles
activités.
L’autonomie des jeunes
Des
activités en autonomie peuvent être organisées occasionnellement
dans le cadre d'un centre de loisirs sans hébergement ou d'un centre
de vacances, à condition d’être prévues dans
le projet pédagogique.
Selon l’ âge des mineurs, l'autonomie qui leur est accordée
peut être plus ou moins grande, de quelques heures à quelques
jours.
Il convient néanmoins de prendre en compte les conditions de sécurité,
de manière à réduire au mieux les risques.
Ainsi un repérage des lieux est à effectuer.
Une attestation au moment de l’inscription signée des parents
et précisant qu’ils ont pris connaissance des modalités
d’exercice des activités en autonomie sera de nature à
limiter les risques juridiques pris par l’organisateur de telles
activités.
Le
départ en autonomie à partir d’un séjour en
centres de vacances :
Des
recommandations complémentaires sont nécessaires pour les
activités en autonomie qui comprennent un hébergement.
Il est ainsi souhaitable :
que les activités
soient limitées dans le temps (3, voire 4 nuits maximum) dans le
cadre d'un projet,
qu’elles se déroulent
en petit groupe,
qu’elles ne concernent
que les adolescents, voire les préadolescents dans certains cas,
qui ont déjà acquis une certaine autonomie, et une certaine
maturité,
que l’organisateur
et le directeur du séjour ou de l’accueil prêtent attention
à la composition du groupe,
qu’un repérage
des lieux soit effectué et que des moyens de communication soient
prévus.
Outre
l'information des parents préalablement au départ, il est
indispensable d'associer les mineurs à la préparation et
au déroulement du projet pour ce qui concerne notamment :
les moyens de transport
envisagés et les conditions d'hébergement,
l'organisation des conditions
de vie sur place (ex : montage de tente, règles d'hygiène
minimales, cuisine, gestion d'un budget),
les contraintes inhérentes
à la vie collective (répartition des tâches, choix
des activités),
les activités envisagées
et leurs conditions de déroulement.
Il semble important de rechercher un juste équilibre entre la gestion
des risques liés à la spécificité de ces activités
et la possibilité de développer l’apprentissage de
l’autonomie des mineurs .
Hébergement occasionnel
Pour
l’utilisation des locaux non destinés à l’accueil
habituel des mineurs tels que les gîtes et auberges de jeunesse
non classés en établissement de type R ou les refuges, il
est rappelé que cet accueil ne peut être qu’occasionnel,
et réservé plus particulièrement aux adolescents.
Les organisateurs doivent au préalable obtenir des informations
auprès des propriétaires et des locataires de ces lieux.
De même, il leur incombe de s’informer auprès des services
départementaux et des communes des dispositions éventuellement
prises par arrêtés préfectoraux ou municipaux.
Les locaux à usage d’habitation tels que les studios soumis à des règles de construction et de sécurité moins contraignantes, ne sont pas adaptés pour recevoir des groupes de mineurs.
Enfin, l’utilisation d’abris tels que les granges est possible de façon occasionnelle.
Les
personnes interdites d’exercer
en centres de vacances et de loisirs
Les
incapacités pénales
Nul
ne peut exercer des fonctions à quelque titre que ce soit en vue
de l'accueil de mineurs, (personnel d’animation, personnel de service
ou gestionnaire de locaux) s’il a fait l’objet d’une
condamnation définitive pour crime ou d’une peine d’emprisonnement
pour les délits suivants :
Certaines atteintes à l’intégrité physique
ou psychique de la personne :
Atteintes involontaires à l’intégrité de la
personne
Agressions sexuelles (viol, autres agressions sexuelles, harcèlement
sexuel)
Trafic de stupéfiants
Certaines atteintes à
la dignité de la personne :
Proxénétisme et infractions assimilées
Certaines atteintes aux
mineurs et à la famille :
Mise en péril de mineurs
Certaines appropriations
frauduleuses :
Extorsion et chantage
Escroquerie
Abus de confiance
La provocation à
l’usage illicite ou au trafic de stupéfiants
Le
déclarant devra donc s’assurer que les personnes auxquelles
il fait appel pour diriger l’accueil ou concourir à son fonctionnement
ne sont
pas frappées d’une incapacité pénale en leur
demandant, avant le début de l’accueil de prendre connaissance
du contenu de l’extrait de casier judiciaire (bull. n°3) les
concernant .
Les
interdictions administratives
Nul
ne peut exercer des fonctions à quelque titre que ce soit en vue
de l'accueil de mineurs (personnel d’animation, personnel de service
ou gestionnaire de locaux) s’il a fait l’objet d’une
mesure administrative d’interdiction d’exercer ces fonctions.
A ce titre, l’organisateur devra déclarer sur l’honneur avoir vérifié avant le début de l’accueil que les personnes qui concourent à son fonctionnement n’ont pas fait l’objet d’une mesure administrative d’interdiction.
La
procédure d’interdiction administrative
L’interdiction
temporaire ou permanente d’exercer quelque fonction que ce soit
auprès des mineurs est une mesure qui vise « toute personne
dont le maintien en activité présenterait des risques pour
la santé et la sécurité physique ou morale de ces
mineurs ».
Procédure normale
(hors urgence) :
- instruction du dossier par la DDJS
- avis de la commission de sauvegarde du conseil départemental
de l’éducation populaire et de la jeunesse du département
où réside la personne
- décision du préfet
Procédure d’urgence
:
La mesure d’interdiction temporaire ( limitée à 6
mois) est prise par le préfet du lieu où se sont déroulés
les faits, sans que soit consultée la commission concernée.
Les
textes de référence
La loi :
- Art. L.227-4
à L.227-12 du code de l’action sociale et des familles (
loi n°2001-624 du 17 juillet 2001 portant diverses dispositions d’ordre
social, éducatif et culturel ) ;
Les
décrets :
- Décret
n°2002-883 du 3 mai 2002 relatif à la protection des mineurs
à l’occasion des vacances scolaires, des congés professionnels
et des loisirs
- Décret n°2002-884 du 3 mai 2002 relatif aux centres de vacances,
de loisirs et de placement de vacances accueillant des enfants de moins
de 6 ans ;
- Décret n°2002-885 du 3 mai 2002 relatif au projet éducatif
- Décret n°2002-538 du 12 avril 2002 relatif à l’obligation
d’assurance en responsabilité civile relative aux accueils
de mineurs
- Décret n°2002-570 du 22 avril 2002 relatif au Conseil national
et aux conseils départementaux de l’éducation populaire
et de la jeunesse ;
- Décret n°2002-509 du 8 avril 2002 concernant les contrôles
prévus à l’article L .227-9 du code de l’action
sociale et des familles ;
Les
arrêtés :
- Arrêté
du 3 mai 2002 relatif à la commission de sauvegarde du conseil
départemental de l’éducation populaire et de la jeunesse
;
- Arrêté du 10 décembre 2002 relatif au projet éducatif
;
- Arrêté du 10 janvier 2003 relatif à la déclaration
- Arrêté du 20 février 2003 relatif au suivi sanitaire
des mineurs
- Arrêté du 21 mars 2003 fixant les titres et diplômes
permettant d’exercer les fonctions d’animation et de direction
en centres de vacances et de loisirs
Les
instructions :
- Instruction n° 03-020 JS du 23 janvier 2003 relative à la
mise en application de la réglementation
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Pour
plus de renseignements, contacter :
Direction Départementale
de la Jeunesse et des Sports
Cité administrative -
26
ter, rue de Brissac - 49047 Angers cedex 01
tél : 02.41.24.35.35.
ddjs49@jeunesse-sports.gouv.fr